Co-investissement aux côtés
des single family offices.
Les single family offices européens gèrent collectivement plus de 2 000 milliards d'euros d'actifs privés. Accéder à leurs transactions en co-investissement constitue l'une des stratégies les plus efficaces pour accroître l'exposition aux marchés privés avec des frais réduits et une due diligence de premier rang.
Qu'est-ce que le co-investissement SFO et pourquoi y accéder ?
Un single family office (SFO) est une structure dédiée à la gestion du patrimoine d'une famille unique, généralement issue d'un événement de liquidité significatif — cession d'entreprise, introduction en bourse, succession. Contrairement aux fonds de private equity classiques, un SFO investit avec un horizon de détention pouvant aller de 5 à 20 ans, sans contrainte de « retour au fonds » à terme fixe. Cette patience structurelle lui confère un avantage compétitif réel dans la négociation des transactions.
Le co-investissement consiste à participer, aux côtés d'un SFO leader, à une transaction spécifique — acquisition d'une participation dans une PME industrielle, financement d'une infrastructure, prise de participation dans une plateforme de santé privée — sans passer par un fonds collectif. L'investisseur co-investisseur bénéficie ainsi des conditions négociées par le SFO anchor, d'une documentation juridique déjà structurée, et d'une due diligence opérationnelle souvent supérieure à celle des gérants de fonds généralistes. En contrepartie, les frais de gestion sont inexistants ou réduits à des frais administratifs symboliques (0,1 % à 0,3 %), contre 2 % de management fee et 20 % de carried interest dans un fonds PE traditionnel.
Ticket d'entrée et sélection des transactions
Les tickets de co-investissement aux côtés de SFO de référence se situent généralement entre 2 M€ et 15 M€ par transaction. En dessous de 2 M€, la démarche administrative est disproportionnée par rapport aux bénéfices attendus ; au-dessus de 15 M€, le co-investisseur risque d'influencer la gouvernance du deal de manière non souhaitée par le SFO leader. Pour un portefeuille privé de 25 M€, une allocation de 20 % à 30 % aux marchés privés via 4 à 6 co-investissements distincts représente un optimum de diversification sectorielle et temporelle (millésimes 2024-2026).
La sélection des transactions repose sur trois critères : la réputation et le track record du SFO anchor (retour brut moyen à 5 ans sur les opérations comparables), la valorisation d'entrée (multiple d'EBITDA inférieur ou égal à 8x pour les PME industrielles, seuil au-delà duquel la marge de sécurité s'érode), et la clarté du scénario de sortie — IPO, vente stratégique à un industriel, refinancement — avec une visibilité raisonnable à horizon 5 à 7 ans.
Due diligence partagée : les standards à Monaco et en Europe
La due diligence d'un co-investissement comprend trois dimensions. La due diligence financière vérifie la qualité des états financiers, la normalisation de l'EBITDA, la structure du bilan et les engagements hors-bilan. La due diligence juridique analyse les contrats commerciaux clés, les risques contentieux, la structure de propriété et les clauses d'earn-out éventuelles. La due diligence opérationnelle — souvent la plus différenciante — évalue la qualité du management, la position concurrentielle, les barrières à l'entrée et les risques ESG (environnement, social, gouvernance).
FCB Monaco accompagne ses clients dans ce processus en mobilisant son réseau de cabinets spécialisés en private equity (audit, conseil stratégique, avocats d'affaires) et en partageant les conclusions des audits déjà conduits par le SFO anchor lorsque les accords de confidentialité le permettent. Cette mutualisation de la due diligence est l'un des avantages structurels du co-investissement : l'investisseur minoritaire bénéficie d'une analyse dont le coût effectif est porté principalement par le lead investor.
Rendement attendu et place dans le portefeuille global
Les co-investissements SFO de qualité visent un TRI net (après frais et taxes) compris entre 12 % et 18 % sur 5 à 7 ans, avec une distribution de capital sur la période (dividendes de flux et remboursements de dette si la structure inclut une composante mezzanine). Cette performance doit être comparée non pas au rendement des actions cotées — dont la liquidité quotidienne a un prix — mais à celui des actifs illiquides de durée comparable : immobilier de prestige (rendement net 3 % à 4 % à Monaco), obligataire à haut rendement (5 % à 6 % en euros en mai 2026), et private equity via fonds (TRI net médian de 14 % sur la décennie 2014-2024 selon Preqin). La prime d'illiquidité des co-investissements, nette des frais réduits, est réelle et justifie une allocation structurelle dans les portefeuilles supérieurs à 10 M€ gérés par FCB Monaco.